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Gérer l'eau et la nature dans les villes et les villages
Dernière mise à jour le – Source : api
Critères d’éligibilité
Maturité du projet :
Les conditions d’éligibilité sont précisées dans la délibération pour chaque thématique : Les études Travaux de renouvellement urbain Entretien des espaces de nature en ville et village Animation et ingénierie mutulisé Action de communicationDescription
Le développement urbain et industriel, héritage du passé, a
entraîné une artificialisation des zones urbanisées altérant durablement les
fonctions écologiques des sols urbains, en particulier leurs fonctions
hydriques, biologiques et climatiques. Cette artificialisation s’est traduite
le plus souvent par une imperméabilisation qui constitue la forme la plus
sévère de dégradation des sols. Elle a notamment eu pour effet :
- Sur les fonctions hydriques, de déséquilibrer le cycle
naturel de l’eau en asséchant les sols urbains avec une diminution drastique de
l’infiltration des eaux pluviales, seule source de notre eau potable, avec pour
corolaire un accroissement des ruissellements urbains, quasi-systématiquement
gérés via des réseaux d’assainissement unitaires et/ou pluviaux, engendrant des
inondations et des impacts plus ou moins significatifs sur la qualité des
milieux aquatiques récepteurs. Sur le bassin, c’est ainsi en moyenne annuelle
60 millions de m3 d’effluents (mélange d’eaux usées et d’eaux pluviales) qui
sont rejetés sans traitement au droit des déversoirs d’orage directement dans
les milieux aquatiques ;
- Sur les fonctions biologiques, de réduire considérablement
la vie présente dans ces sols et leur capacité à être supports de biodiversité,
les quelques espaces de pleine terre végétalisés en zone urbanisée étant le
plus souvent déconnectés entre eux, sans continuité écologique ;
- Sur les fonctions climatiques, de réduire considérablement
les capacités de stockage de carbone dans les sols sous forme de matière
organique, facteur d’atténuation du dérèglement climatique, mais aussi de
réduire les capacités de stockage d’eau dans les sols et d’évapotranspiration
par les végétaux permettant le rafraîchissement de l’air, facteur d’adaptation
au dérèglement climatique des milieux urbanisés.
Réactiver les fonctions écologiques des sols et favoriser
l’expression de leurs services écosystémiques, en repensant la place de l’eau
et de la nature en milieu urbain pour les placer au cœur de l’aménagement,
constitue aujourd’hui un levier incontournable pour répondre aux enjeux du
Schéma Directeur d’Aménagement et de Gestion des Eaux, du Plan d’Adaptation au
Changement Climatique et de la Stratégie Nationale Biodiversité.
A ce titre, la désimperméabilisation des sols constitue la
première étape de cette réactivation. Les interventions de l’Agence de l’Eau au
titre de la présente délibération visent à impulser et accompagner la
nécessaire transformation des modes d’aménagement urbain, de tendre vers un
urbanisme durable, plus respectueux du cycle naturel de l’eau permettant
l’atteinte du bon état des masses d’eau, plus résilient face aux effets du
dérèglement climatique, plus bénéfique pour la biodiversité et le cadre de vie des
habitants.
Contact
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Données issues de Aides Territoires : mises à jour quotidiennes