Tout d'abord, en termes de coût et d'accessibilité, les méthodes de biosurveillance sont généralement plus économiques, particulièrement pour les études à grande échelle. Elles nécessitent moins d'équipements sophistiqués, ce qui les rend plus accessibles dans divers contextes.
Un avantage majeur de la biosurveillance réside dans sa capacité à évaluer les effets biologiques des polluants. Contrairement aux méthodes physicochimiques qui se limitent à mesurer les concentrations de polluants, la biosurveillance permet d'observer leurs impacts sur les organismes vivants et les écosystèmes. Elle prend également en compte l'effet des mélanges complexes de polluants, souvent difficiles à analyser individuellement par des approches physicochimiques.
La biosurveillance offre une vision plus globale de l'état de l'environnement en tenant compte des interactions entre les polluants et les conditions écologiques ou climatiques locales. Cette approche intégrée permet une meilleure compréhension des dynamiques environnementales.
Dans le domaine de la santé humaine, la biosurveillance se distingue par sa capacité à mesurer directement l'exposition interne via des biomarqueurs dans des échantillons biologiques. Cette méthode reflète plus fidèlement la réalité de l'exposition que les estimations basées sur des modèles ou des mesures environnementales isolées.
Enfin, la biosurveillance fait preuve d'une grande adaptabilité et complémentarité. Elle peut être utilisée en conjonction avec les méthodes physicochimiques pour optimiser les campagnes de mesure et cibler les zones ou périodes critiques. Cette approche est particulièrement précieuse dans les environnements où les données physicochimiques sont limitées ou difficiles à obtenir.
En résumé, la biosurveillance constitue une approche intégrée et économique pour surveiller l'environnement et évaluer les impacts des polluants sur les organismes vivants, tout en complétant efficacement les techniques physicochimiques traditionnelles