Le Plan Climat-Air-Énergie Territorial (PCAET) peut jouer un rôle crucial dans la gestion durable et sobre de la ressource en eau de plusieurs manières.
Tout d'abord, le PCAET intègre la gestion de l'eau en cohérence avec d'autres politiques sectorielles, telles que les Schémas d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SAGE) et les Schémas Directeurs d'Aménagement et de Gestion des Eaux (SDAGE). Cette intégration permet de s'assurer que les actions et usages de l'eau sont en adéquation avec sa disponibilité et sa qualité.
De plus, la sobriété des usages de l'eau est un aspect fondamental du PCAET. Cela implique l'adoption de comportements et de technologies visant à réduire les besoins et la consommation d'eau, notamment dans les zones sujettes au stress hydrique ou lors de périodes de sécheresse. Par exemple, des initiatives telles que la réutilisation des eaux usées traitées et la valorisation des eaux de pluie peuvent être mises en place pour optimiser la disponibilité de la ressource en eau.
Aussi, le PCAET contribue à l'adaptation des territoires aux effets du dérèglement climatique, y compris les impacts sur la ressource en eau. Les systèmes d'eau potable et d'assainissement, qui représentent une part significative de la dépense énergétique des territoires, sont pris en compte dans les plans d'action pour améliorer leur efficacité et réduire leur consommation énergétique.
Enfin, des actions concrètes et innovantes peuvent être mises en œuvre dans le cadre du PCAET pour préserver la ressource en eau. Par exemple, la mise en place de systèmes de télégestion pour détecter et réparer rapidement les fuites d'eau, comme cela a été fait à Mulhouse, permet de réduire significativement les pertes d'eau. De plus, des études d'opportunités pour la valorisation des eaux non conventionnelles, comme celles menées par l'Eurométropole de Strasbourg, peuvent aider à définir des projets pertinents pour réduire les prélèvements d'eau.